Ce ne sera qu'une dizaine d'élèves. Redonner des cours à ce moment de mon parcours n'est pas un hasard : cela répond autant à une envie qu'à une nécessité.
L'envie, d'abord — celle de transmettre toujours autrement, avec tout ce que vingt-cinq ans passés dans le monde de la musique m'ont appris.
La nécessité, ensuite — parce qu'il n'est pas possible de finaliser la conception d'une méthode sans l'éprouver.
On apprend la musique comme une langue : on l'écoute, on en acquiert le vocabulaire, la grammaire, la lecture. C'est ce que proposent les conservatoires et les écoles de musique — un socle essentiel, mais qui s'arrête avant le but. Ils apprennent à interpréter la langue des autres ; rarement à parler la sienne.
Le plus tôt possible, l'élève devient acteur de son apprentissage : écouter, chercher, essayer, se corriger, recommencer. Jusqu'à parler sa propre langue musicale — unique, avec ses accents, ses forces, ses lacunes. Le piano reste l'instrument le plus complet pour y parvenir, quel que soit le style qu'on choisira d'explorer ensuite.
Un bon cours de piano — un bon cours, tout court — se reconnaît à ceci : ni l'élève ni le professeur n'ont vu le temps passer.
Quinze minutes d'abord, et l'élève est seul. Écouter, analyser, chercher. Ce temps n'appartient qu'à lui ; aucun professeur ne peut réfléchir à sa place.
Une heure ensuite, autour de deux pianos — dont un numérique, au casque — à trois : deux élèves, un professeur. J'ai pratiqué cette formule de binôme pendant dix ans, et elle reste très efficace pour les premières années d'apprentissage, parce qu'à 3, on rigole plus, on est moins timide, on s'émule, on s'aide. Parfois, on devient copain/copine.
Avant toute inscription, un premier rendez-vous
pour se rencontrer et échanger sur vos attentes.